LES ROSES ROUGES DU ROI


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J’ai imaginé cette broderie d’après le film Le château de ma mère basé sur le roman éponyme de Marcel Pagnol à propos de son enfance dans les collines au dessus de Marseille.
Dans ma famille, ce film est une sacrée affaire, tout comme La gloire de mon père, l’adaptation du roman qui précède Le château de ma mère.

Lorsque j’étais enfant, nous avions l’habitude avec ma mère et ma soeur de le regarder tous les ans à l’approche de Noël.
Nous connaissions les dialogues par coeur et il nous arrive encore aujourd’hui de les utiliser dans nos conversations.
Nous pleurions toujours à la fin. Énormément. Et même si nous regardions uniquement La gloire de mon père, la fin du Château de ma mère nous rattrapait toujours et les larmes ne tardaient pas à couler. Il nous était impossible de dissocier les deux films.

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Lorsque j’ai décidé de broder ce portait d’Augustine, la mère de Marcel Pagnol, pour l’offrir à ma mère, j’ai cherché une image de l’épilogue pour en faire un dessin. Celle que j’ai choisie m’a conduite à une vidéo des cinq dernières minutes du film et je me suis retrouvée à pleurer devant mon écran d’ordinateur, à 8h30, un matin.
Il y a quelques jours, j’ai offert cette broderie à ma mère. Elle a pleuré, alors, j’ai pleuré.
Voilà combien Le château de ma mère est émouvant et, il faut bien le dire, combien nous sommes douées pour les larmes.

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Lors de ces vacances chez mes parents, j’ai retrouvé sur une étagère dans ma chambre, les romans que j’avais étudiés à l’école et je les ai ramenés dans ma valise avec la promesse de retrouver, en les relisant, la lumière et les paysages de la région où j’ai grandi.
Ces photos ne lui rendent absolument pas justice mais j’avais tout de même envie de terminer ce billet très familial avec elles. J’ai pris la première alors que nous étions en route, mon père, mon frère et moi, pour aller observer les vautours de Saint-May et la seconde lors d’une promenade près de Suzette avec mon frère. Le ciel était tout gris, mais les cerisiers en fleurs nous rappelaient bien que le printemps a commencé.
J’avais presque oublié à quel point la Provence est belle.

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